Delphine Vanhee à la direction du foyer : C’est, pour les résidents du foyer une manifestation festive leur permettant de rencontrer, d’échanger avec des personnes extérieures à l’établissement.

Ces personnes, qui ont souhaité faire la démarche de venir au foyer, sont des motards concernés par le handicap, la plus part du temps à titre personnel. Ces motards ont fait le choix de s’équiper d’une moto à laquelle est accouplée un side-car. Ils ont fait ce choix pour pouvoir continuer à faire de la moto malgré un handicap et ou des obligations à caractères familiales (transport de leurs enfants).

Cette manifestation, qui a lieu tous les ans, depuis l’ouverture du foyer, a permis de tisser des liens relationnels et d’amitié entre toutes les personnes : les résidents, les motards et leurs familles, les membres du personnel.

C’est une des grandes rencontres festives annuelles du foyer. Les résidents y sont très attachés et sont très motivés.

C’est aussi l’occasion de sortir du foyer dans des conditions inhabituelles et particulières. La moto véhicule toujours dans l’imaginaire et la représentation populaires l’image de la liberté. C’est la possibilité d’éprouver des sensations grisantes et de se dépasser. Cette circonstance est encore, pour les résidents, l’occasion d’être accompagnés et pris en charge, éventuellement, par des personnes différentes du quotidien.

Il faut avoir connu et participé à l’ambiance qui règne durant ce week-end pour comprendre pleinement ce qu’est le Jumbo. Cela ne se décrit, çà se vit.

 

Le foyer d'Accueil Médicalisé APF « Marie Gouyen » de Rignac a ouvert ses portes le 25 septembre 1989, résultat d’un projet mené par l’équipe de la délégation Aveyronnaise de l’Association des Paralysés de France.

En donnant ce nom à l’établissement, le conseil d’administration de l’association a souhaité prolonger ainsi l’action de Madame Marie Gouyen, militante de la première heure avec les 4 fondateurs du mouvement A.P.F. Elle a exercé pendant plus de trente ans la responsabilité de déléguée départementale dans le Lot et Garonne. A l’âge de la retraite, elle a choisi de vivre dans un foyer de vie parisien, et la maladie l’ayant épuisée, elle s’est éteinte quelques mois avant l’ouverture de la résidence.

La CRISM devenue CROS a donné l’autorisation de création et de fonctionnement le 23 juillet 1987. L’arrêté conjoint a été signé par le préfet et le président du Conseil Général le 30 décembre 1987.

 

Les personnes qui résident au foyer actuellement viennent de tous les horizons, mais il est vrai qu’une moitié d’entre eux sont originaires de l’Aveyron. C’est un choix personnel de vivre au foyer «Marie Gouyen». Rien n’empêche les résidents de décider de s’installer ailleurs, même pour des raisons personnelles. Dans ce cas, nous informons la COTOREP de cette volonté, afin qu’une nouvelle orientation puisse être prononcée.

Les résidents sont tous majeurs, circulent de leur plein gré, votent, sont citoyens, avec leurs droits mais aussi leurs devoirs, ils reçoivent qui ils veulent. Quelques-uns d’entre eux sont cependant sous mesure de protection sociale (curatelle ou tutelle).